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Eurydice

EACEA National Policies Platform:Eurydice
Réformes dans la politique d'éducation et d'accueil des jeunes enfants
Belgium - French Community

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13.Réformes en cours et évolution politique

13.1Réformes dans la politique d'éducation et d'accueil des jeunes enfants

Last update: 23 March 2026
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2026

De nouveaux moyens et davantage de puéricultrices dans les écoles pour l’encadrement des élèves : 19.03.2026

Le cabinet de la ministre a annoncé l’ajout de 87 postes supplémentaires de puéricultrices dans l’enseignement fondamental, pour un total de 1.681 postes de puéricultrices, afin de répondre aux besoins exprimés par le terrain.
Les établissements pourront engager du personnel supplémentaire pour renforcer l’encadrement des élèves et soutenir les équipes éducatives. Ces aides peuvent financer notamment des puéricultrices en maternelle, mais aussi du personnel éducatif, administratif ou de soutien.

Aide à la Jeunesse : Renforcer la prise en charge des mineurs en danger : 24.02.2026

La Communauté française engage un renforcement majeur de la prise en charge des mineurs en danger ou en difficulté. L’objectif est de leur permettre d’accéder rapidement à un accompagnement adapté, d’éviter les ruptures, et d’offrir des trajectoires plus stables aux familles.
Une mesure en particulier vise la protection des tout-petits. Une montée qualitative de l’existant est engagée afin de mieux encadrer l’accueil des enfants non scolarisés. Les SRPE (Services Résidentiels de la Petite Enfance) sont revalorisés : les normes d’encadrement et frais de fonctionnement sont revus à la hausse, l’alignement avec la logique des SASPE (Services d'Accueil Spécialisés de la Petite Enfance de l’ONE) est ainsi assuré.


Revalorisation salariale des enseignants formés en 4 ans pour renforcer l’attractivité du métier : 30.01.2026

Dans la suite du conclave budgétaire, le Gouvernement de la Communauté française a adopté en première lecture une revalorisation salariale de 5% pour les enseignants formés en 4 ans dès 2027. Cette mesure vise à renforcer l’attractivité du métier d’enseignant, à mieux reconnaître l’exigence accrue de la formation et les responsabilités qui y sont liées et à mieux ancrer les jeunes enseignants dans le métier. 
La formation initiale des enseignants étant passée de trois à quatre années d’études, cet allongement du cursus représente un renforcement significatif des compétences pédagogiques et disciplinaires, ainsi qu’une préparation plus exigeante à la réalité du métier. Avec en toile de fond, l’objectif d’améliorer durablement la qualité de notre enseignement. 
Le Gouvernement a décidé d’introduire un nouveau barème (401), revalorisé de 5% par rapport au barème actuel (301). Cette augmentation représente un gain concret dès le début de la carrière. 
Le nouveau barème s’appliquera aux titulaires d’un master en enseignement entrant dans la profession à partir de la rentrée 2027. 
Concrètement, pour un enseignant en début de carrière, cette revalorisation représente environ 150 euros bruts supplémentaires par mois, soit près de 1.800 euros bruts par an.

Principe de neutralité dans les écoles : Un cadre harmonisé et une neutralité d’apparence renforcée : 09.01.2026

Le Gouvernement de la Communauté française a approuvé, en deuxième lecture, l’avant-projet de décret visant à clarifier, renforcer et harmoniser l’application du principe de neutralité dans les établissements scolaires.
Le décret unifie la définition du principe de neutralité dans le Code de l’enseignement, en fusionnant les dispositions jusqu’ici distinctes selon que l’enseignement était organisé ou officiellement subventionné. Ce texte est également valable pour l’enseignement pour adultes et pour l’enseignement secondaire artistique à horaire réduit. 
Le texte instaure également la neutralité d’apparence pour les membres du personnel des écoles concernées, via l’interdiction du port de signes convictionnels visibles, sans distinction de conviction ou d’origine. Cette mesure concerne l’ensemble des fonctions scolaires et activités liées à l’établissement : enseignants, directions, éducateurs, personnels administratifs, paramédicaux, ouvriers, cuisiniers, stagiaires et toutes autres catégories professionnelles actives dans ces écoles. L’interdiction s’étend également aux CPMS, internats et centres de plein air qui en dépendent.

2025

Encourager les vocations et les secondes carrières dans l’enseignement : 19.12.2025

Le Gouvernement de la Communauté française soutient, via une subvention, l’action de l’ASBL Teach for Belgium, dans le cadre de la lutte contre la pénurie d’enseignants. Depuis plus de dix ans, cette organisation accompagne des femmes et des hommes issus de divers horizons professionnels qui font le choix de mettre leur expérience au service de l’enseignement.
Face aux défis croissants auxquels sont confrontées les écoles, il est essentiel d’encourager les initiatives qui donnent envie d’enseigner, accompagnent les parcours professionnels, notamment en début de carrière et contribuent à renforcer durablement les équipes éducatives. 
Teach for Belgium s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Les enseignants bénéficient de formations ciblées et d’un accompagnement individualisé, favorisant leur insertion dans le métier et leur maintien à long terme, ce qui est important, dès lors qu’un enseignant sur trois quitte le métier dans les 5 ans après l’obtention de son diplôme. Ces formations en gestion du climat en classe et en techniques pédagogiques sont basées sur des cas pratiques (jeux de rôle, mises en situation, feedback entre pairs). 
Depuis 2013, Teach for Belgium a travaillé en faveur de plus de 155 000 élèves ; 418 personnes ont commencé à enseigner et 850 professionnels de l’éducation ont bénéficié d’autres formations.


La rémunération des maîtres de stage désormais sécurisée : 19.12.2025

Le Gouvernement de la Communauté française a adopté en première lecture un projet d’arrêté visant à doter la formation initiale des enseignants d’une base légale propre pour la rémunération des maîtres de stage encadrant les étudiants dans cette nouvelle formation instaurée par le décret du 7 février 2019.
Passée désormais à 4 ans, la formation des enseignants intègre un stage de longue durée pour permettre au jeune enseignant de mieux appréhender le métier “en situation”. Ce stage vise à mieux les ancrer dans la profession, en étant encadré par des maîtres de stage professionnels.
Le projet d’arrêté adopté vise à garantir la continuité du dispositif, en fixant clairement le montant, les modalités et les conditions d’octroi de la rémunération des maîtres de stage pour l’ensemble des nouvelles formations.
Le nouveau dispositif entrera en vigueur le 24 août 2026.
Ce texte s’inscrit pleinement dans les objectifs du Gouvernement de la Communauté française, qui vise à mieux accompagner les stagiaires grâce à des maîtres de stage formés et à des référents dans chaque établissement. En sécurisant la base légale de leur rémunération, le Gouvernement souhaite renforcer la qualité de la formation initiale des enseignants et, à terme, lutter contre la pénurie.

Revalorisation salariale des directions, pour renforcer l’attractivité du métier et reconnaître les responsabilités : 19.12.2025

Le Gouvernement de la Communauté française a adopté en première lecture la revalorisation salariale des fonctions de direction, afin de renforcer l’attractivité de ces métiers essentiels et de mieux reconnaître les responsabilités de chacun.
Le Gouvernement a décidé de revaloriser les barèmes des directions d’école afin de garantir, à ancienneté égale, une tension barémique minimale de 25% entre un directeur et un enseignant. 
Cette revalorisation vise à mieux reconnaître :

  • l’accroissement constant des responsabilités assumées par les directions ;
  • la complexité croissante de leurs missions, tant sur le plan pédagogique qu’administratif et humain ;
  • la pénurie dans ces fonctions clés, en particulier dans l’enseignement fondamental.

La réforme permet également une simplification administrative importante, en harmonisant les barèmes des directions de l’enseignement fondamental, tout en maintenant les situations plus favorables existantes dans le secondaire et les CPMS. Concrètement, une majorité des directions bénéficieront de cette revalorisation, à l’exception de celles dont la rémunération dépasse déjà largement la tension de 25%.


Poursuite de la rénovation des sanitaires dans les écoles : 12.12.2025

Afin d’intensifier l’effort de rénovation et d’accompagnement pédagogique dans les écoles, le Gouvernement de la Communauté française a approuvé ce 12 décembre l’octroi d’une subvention de 278.000 euros à la Fondation Roi Baudouin, dans le cadre du Fonds BYX, pour la campagne “Ne tournons pas autour du pot !” 
Depuis 2017, plus de 400 établissements ont déjà été accompagnés pour repenser, rénover ou mieux gérer leurs sanitaires. Le Fonds BYX offre non seulement un soutien financier, mais aussi un accompagnement avec :

  • Outils pédagogiques, affiches et ressources, notamment sur l’hygiène des mains ou dentaire ;
  • Ateliers d’échanges ;
  • Conseils personnalisés aux équipes éducatives ;
  • Implication des élèves dans l’aménagement et la gestion des lieux pour apprendre le respect de ces derniers.

 Cette nouvelle subvention permettra de financer des projets de rénovation jusqu’à 5000 euros par école, pour environ 50 à 55 écoles et d’accompagner également les établissements bénéficiant d’une subvention en infrastructures scolaires, afin d’intégrer directement les bonnes pratiques dans les projets de construction ou de rénovation de sanitaires.

Un avant-projet de décret renforçant la prévention du harcèlement scolaire et l’amélioration du climat scolaire : 05.12.2025

Le Gouvernement de la Communauté française a approuvé, en première lecture, l’avant-projet de décret visant à renforcer le cadre légal consacré au bien-être des élèves, à l’amélioration du climat scolaire et à la prévention du harcèlement et du cyberharcèlement à l’école.
Ce texte ajuste le décret du 27 avril 2023, à la lumière des difficultés observées lors des premières vagues de mise en œuvre du programme-cadre. Cet ajustement vise à rendre le dispositif plus cohérent et plus efficace pour l’organisation des écoles et des équipes éducatives. 
Plusieurs clarifications sont apportées afin d’assurer une organisation plus fluide et une meilleure lisibilité du dispositif :

  • Une première phase du programme-cadre pouvant couvrir une année scolaire complète ;
  • Un alignement des appels à candidatures des écoles et des opérateurs ;
  • Une définition clarifiée de l’accompagnement attendu des opérateurs ;
  • Une prolongation automatique de leur agrément lorsque nécessaire, afin d’assurer la continuité de l’accompagnement.


Un décret qui modernise le congé pour cas de force majeure et lutte contre la pénurie d’enseignants : 19.11.2025

Le Parlement de la Communauté française a adopté un projet de décret portant diverses dispositions relatives à l’enseignement, visant à moderniser les règles applicables aux carrières des personnels, à simplifier plusieurs procédures administratives et à renforcer la capacité des écoles à faire face à la pénurie d’enseignants.
Ce projet s’inscrit dans une démarche globale de simplification et d’adaptation du cadre réglementaire aux réalités actuelles, tout en apportant des réponses concrètes aux besoins des écoles :

  • Un congé pour cas de force majeure élargi ;
  • Une nouvelle souplesse pour répondre à la pénurie d’enseignants ;
  • Des procédures plus souples pour d’autres fonctions essentielles ;
  • Une modernisation des procédures de contrôle médical.

 

51 crèches bénéficient d’un plan de rénovation pour éviter la fermeture - 1292 places sauvegardées : 14.11.2025

En juin 2025, à l’initiative de la Ministre de la Petite Enfance, le Service Public de Wallonie – Intérieur et Action Sociale (SPW IAS), en collaboration avec l’ONE, a lancé un appel à projets exceptionnel destiné aux structures d’accueil de la petite enfance. 
Ce dispositif vise à financer des travaux immobiliers urgents dans les crèches publiques et privées, afin de garantir la sécurité, la salubrité et la pérennité des places d’accueil menacées de fermeture.
L’appel à projets a généré l’introduction de 156 dossiers pour un montant total de plus de 41,5 millions d’euros. 45 dossiers ont été retenus par le Gouvernement wallon pour un subventionnement de 8.234.114,1 euros. Ces projets répondent à des critères stricts : risque avéré de fermeture, mise aux normes réglementaires, sécurisation des bâtiments, transformation de co-accueils en crèches, ou encore déménagements imposés. En complément, au vu du nombre de demandes introduites, six autres dossiers hautement prioritaires issus de cet appel à projet ont été identifiés et seront traités en sus au plus tard début 2026.
Les subventions couvrent jusqu’à 80 % des dépenses éligibles, sur base de devis chiffrés.
Ce dispositif s’inscrit pleinement dans la politique globale menée pour la Petite Enfance, articulée autour de trois axes : pérenniser les places existantes, créer de nouvelles places pour répondre à la demande et garantir un accueil de qualité pour tous les enfants. L’appel à projets 2025 s’ajoute aux mesures déjà engagées par le Gouvernement wallon dans le cadre du Plan Équilibre avec, entre autres l’augmentation du montant attribué par place pour la création de nouvelles crèches.
Au-delà des chiffres, ce plan de rénovation contribue directement à renforcer le tissu social. En évitant la fermeture de crèches, il permet aux familles de maintenir un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, tout en assurant aux enfants un environnement stable et sécurisé. Ce soutien aux milieux d’accueil participe également à la vitalité des communes, en garantissant un service de proximité essentiel à la vie quotidienne.

Infrastructures : aide aux structures d’accueil de la petite enfance menacées de fermeture : juin 2025

Le Gouvernement wallon a annoncé mobiliser 15 millions d’euros pour venir en aide aux structures d’accueil de la petite enfance menacées de fermeture.
Cette mesure exceptionnelle vise à préserver les places existantes dans les crèches, les Services d’Accueil d’Enfants (SAE) et services d’accueil spécialisés (SASPE).
L’enjeu au niveau des infrastructures est double car il faut maintenir les places existantes mais également créer de nouvelles places. Au-delà de cet aspect « infrastructure, » le troisième axe de la politique de la Petite enfance menée vise à assurer un encadrement de qualité et accessible à toutes les familles. Une politique pensée pour répondre aux besoins des familles, au bien-être des enfants, et aux réalités des professionnels.
 

Comité de monitoring : 28/02/2025

Le Gouvernement de la Communauté française a approuvé en deuxième lecture le projet d’arrêté mettant en place un Comité de monitoring qui va s’assurer de la bonne mise en œuvre et de la soutenabilité des nouveaux référentiels pédagogiques au sein des écoles.
Le tronc commun poursuit son déploiement avec l’entrée en vigueur de nouveaux référentiels d'apprentissage. Ceux-ci sont progressivement mis en application pour remplacer les anciens "socles de compétences". Ces référentiels ont été conçus dans l’objectif d’offrir à tous les élèves un bagage commun de savoirs, de savoir-faire et de compétences, de quoi contribuer à renforcer la maîtrise des apprentissages et à lutter contre l’échec et le redoublement, ainsi qu’à favoriser l'orientation des élèves.
Afin de s’assurer que ces nouveaux référentiels soient correctement déployés dans les écoles, un Comité de monitoring des référentiels du tronc commun a été créé. Son objectif est simple : évaluer la mise en œuvre des référentiels pédagogiques et mesurer leur efficacité et leur soutenabilité, en s’appuyant sur des données récoltées via des observations de terrain et des enquêtes auprès des enseignants. Ce comité formulera également des recommandations pour améliorer l’accompagnement, adapter les référentiels ou affiner les outils pédagogiques.
Tous les deux ans, un rapport sera rendu afin de présenter les résultats du suivi, avec une analyse de l’état d’avancement de la mise en œuvre de ces référentiels. Il inclura des mesures concrètes pour améliorer le déploiement de ceux-ci, comme l’adaptation des formations ou des outils pédagogiques, ainsi que des suggestions pour réviser, si nécessaire, les référentiels.
Une communication spécifique sera adressée aux équipes éducatives pour assurer une mise en œuvre fluide et éviter toute surcharge administrative.

Accueil Temps Libre : 24/02/25

Les bases d’une refonte et d’une meilleure reconnaissance du secteur de l’Accueil Temps Libre sont posées. Ce secteur doit être renforcé mais également réformé pour assurer la qualité des services proposés aux enfants et à leurs familles et pour garantir des emplois plus stables aux accueillant(e)s et encadrant(e)s des structures d’accueil. 
L’ATL comprend l’accueil extra-scolaire, les centres de vacances, les écoles de devoirs. Il joue un rôle essentiel dans l’épanouissement des enfants en tant que « troisième lieu de vie », propice à leur épanouissement et à leur développement, après la famille et l’école. Ils y découvrent de nouvelles activités, développent leurs compétences et gagnent en autonomie. Ces espaces favorisent aussi la socialisation.
Deux mesures immédiates sont adoptées en faveur des professionnels du secteur sur proposition de l’ONE auxquelles 2,7 millions seront consacrés en 2025. La première vise au renforcement de l’encadrement avec la création de postes de responsables de projet (ou assimilés) dans l’accueil extrascolaire. Au minimum 41 ETP bénéficieront de ces ressources, qui concerneront une 70aine de projets pilotes.
L’évaluation des projets pilotes lancés en 2025 alimentera la réflexion qui mènera à une nécessaire réforme du secteur l’an prochain. Une nouvelle dynamique est initiée sous l’impulsion de la Ministre de l’Enfance, et confiée à l’ONE qui vise à renforcer la transversalité du secteur, uniformiser les pratiques, alléger la charge administrative et valoriser les métiers.
Le comité d’orientation qui réunira les représentants des trois secteurs gérés par l’ONE s’est vu confier la mission d’élaborer une proposition de réforme et de développer une vision forte, d’ici le premier trimestre 2026.

La Communauté française est confrontée à une pénurie de places dans le secteur de la Petite Enfance, en crèches ou encore chez des accueillant(e)s : 10/01/25

Entre 2019 et mi-2024, 1.700 places ont disparu, réduisant l’offre déjà insuffisante. Afin de répondre aux besoins des familles, un objectif ambitieux a été fixé : autoriser 5.000 places d’ici 2030 tout en assurant la qualité de l’accueil.
Trois axes sont développés : pérenniser les places existantes, autoriser la création de nouvelles places et promouvoir un accueil de qualité.
-    Accessibilité et qualité, deux priorités indissociables
La création de nouvelles places est fondamentale, que cela soit pour permettre aux parents de concilier leur vie professionnelle et leur vie de famille, de leur permettre de suivre une formation ou tout projet de la vie qui leur demande de trouver un accueil de qualité.
- Les infrastructures d’accueil en Wallonie : trois axes stratégiques
1. Concrétiser les 3.100 places du Plan Équilibre
Le plan Equilibre, initié en 2022,  et qui découle du Plan Cigogne de la Communauté française, vise la création de 3.158 places à travers deux volets financiers : 1.716 places soutenues par des fonds européens (volet 1) et 1.442 financées par la Wallonie (volet 2).
Afin de surmonter les retards liés à la crise énergétique et aux nombreuses contraintes de construction, plusieurs mesures ont été adoptées : augmentation du financement par place créée de 5.000 € pour le volet 1, prolongation des échéances à la fin 2027 pour le volet 2 et souhait de  prolonger le délai pour le  volet 1.
Par ailleurs, un accompagnement renforcé des 137 porteurs de projets en cours par l’administration est mis en place pour soutenir la réalisation des infrastructures.
2. Rénover les crèches existantes
Une enveloppe de 15 M  €, incluant 7 M € de moyens supplémentaires, sera mobilisée en 2025 pour prévenir d’éventuelles fermetures liées à la vétusté.
3. Lancer un nouvel appel à projets en 2026
Basé sur un cadastre précis des besoins, ce futur appel à projets explorera des modèles innovants, en partenariat avec les secteurs publics, associatifs et privés. Tous les projets devront respecter les critères d’autorisation de l’ONE.
-    Des mesures ambitieuses en Communauté française pour soutenir tant les crèches que les accueillant(e)s
Quatre mesures prioritaires visent à soutenir les structures d’accueil et les familles :
1. Soutenir les structures d’accueil
  - 10 M € pour généraliser le processus d’octroi du subside permettant le financement du poste de direction pour tous les milieux d’accueil.
  - 3,6 M € : un soutien complémentaire de 200 € par an par place autorisée a été accordé aux crèches non subventionnées pour 2024 et 2025.
2. Assurer un encadrement de qualité
La volonté est de tendre, à terme, vers le financement de la norme d’encadrement d’1,5 puéricultrice pour 7 enfants présents simultanément.
En outre, près de 11 M € supplémentaires ont été dégagés pour :
•    Pérenniser la mesure prévue pour les puéricultrices dans le cadre des accords non marchands, qui permet de financer une revalorisation barémique
•    Finaliser le passage des accueillantes conventionnées qui le souhaitent en accueillantes salariées,
3. Faire évoluer l’accueil avec la société: parce que le métier évolue
L’enjeu aujourd’hui est de travailler sur la pénurie des travailleurs en réfléchissant par exemple à rouvrir la profession à certains types de diplômes. Il faut travailler à l’attractivité du métier, à sa revalorisation et au parcours de vie professionnel possible.
4. Simplifier les inscriptions
Une plateforme sera mise en place pour faciliter les recherches de places et centraliser les pré-inscriptions, tant au profit des pouvoirs organisateurs que des parents, offrant une meilleure visibilité sur les besoins réels. Ce projet initié, il faudra être attentif à la phase d’évaluation, entendre les retours du terrain sur sa praticabilité, c’est donc un projet qui se développera dans les mois à venir.

2024

Formation professionnelle continue des membres des équipes éducatives des écoles et des centres PMS : 08/11/2024

Le Gouvernement de la Communauté française a adopté un projet d'arrêté visant à modifier les orientations et thèmes prioritaires de la formation professionnelle continue des membres des équipes éducatives des écoles et des centres PMS de la Communauté française pour la période 2024-2030.  
Des nouvelles formations seront désormais dispensées aux enseignants comme au personnel des CPMS, pour leur permettre d’être correctement outillés pour mieux appréhender les nouveaux enjeux de la société d’aujourd'hui et de demain :
- faire face à la montée des extrémismes, afin de permettre aux enseignants de mieux comprendre ce phénomène qui gagne en ampleur dans nos écoles, 
- mieux prendre en compte et appréhender la transition numérique et les enjeux de l’intelligence artificielle (IA), notamment ses implications par rapport à l’enseignement et à l’apprentissage des élèves, ou encore le développement de l’esprit critique des élèves, 
- mieux évaluer et être ainsi au service des apprentissages des élèves, 
- être en phase avec les adaptations nécessaires à un enseignement en lien avec l’immersion linguistique.


Le Gouvernement de la Communauté française a présenté son budget 2025 conjointement avec celui de la Région wallonne : 16/10/2024

- Valorisation du métier d’enseignant et lutte contre la pénurie

Afin de lutter contre la pénurie d’enseignants, l’expérience antérieure des enseignants, venant d’autres secteurs professionnels sera valorisée jusqu’à 7 années s’ils viennent occuper une fonction en pénurie. Le dispositif des pools d’enseignants remplaçants sera quant à lui étendu à deux zones supplémentaires passant de 48 à 70 ETP. 

Un dispositif progressif de rééquilibrage entre les différents réseaux d’enseignement permettra, d’une part, d’améliorer le financement des écoles subventionnées officielles et libres et, d’autre part, de concrétiser en dix ans le principe « un élève = un élève ».

Enfin, un investissement important dans la digitalisation de l’enseignement sera réalisé, notamment pour améliorer la scolarité des enfants malades via les outils numériques, tout comme celle de l’administration par le développement d’une plateforme digitale de la gestion de la paie des salaires du personnel enseignant.



- Des moyens supplémentaires pour les jeunes et pour la transition.

Des moyens supplémentaires ont également pu être dégagés pour des politiques nouvelles essentielles. 

L’Aide à la Jeunesse fait face à un besoin criant de moyens pour travailler à des problématiques qui ont, pour une grande partie, été identifiées lors de la précédente législature. De nouveaux moyens ont dès lors été prévus, malgré un contexte financièrement complexe, pour de nouvelles politiques qui seront initiées et développées dans la continuité de la politique menée en la matière. L’objectif prioritaire sera d’ouvrir des places en résidentiel et en ambulatoire en adéquation avec les besoins des jeunes et de leurs familles. 

L’accueil de la petite enfance est un enjeu crucial de cette législature. Promouvoir un accueil de qualité pour les enfants et permettre à chaque parent qui le souhaite de trouver une place en crèche sont des objectifs qui se complètent. 

Le contrat de gestion de l’ONE, qui est d’application jusque fin 2025, trace les lignes de conduite des politiques menées en faveur de l’Enfance. L’ensemble de ces politiques est financé en 2025.


- Une croissance contenue du déficit 

Cette reprise en main des finances publiques permettra sur cette législature de stopper la croissance du déficit et ce, malgré l’impact de la hausse de la cotisation de responsabilisation pension (+267 millions d’euros annuels d’ici 2029), du financement du Plan d’investissement exceptionnel (en moyenne 200 millions d’euros annuels de 2025 à 2029), d’une hausse des charges d’intérêt (+329 millions d’euros annuels d’ici 2029) et de la détérioration de la clé élèves (168 millions d’euros de recettes annuelles en moins d’ici 2029). 

Selon les prévisions actuelles, le déficit devrait donc s’élever à 1.287 millions d’euros en 2025 contre 1.225 millions d’euros en 2024. 

Si une légère hausse du déficit est encore à prévoir en 2026, l’effet des politiques mises en œuvre devrait en revanche permettre de réduire progressivement celui-ci à partir de 2027, conformément à la trajectoire de stabilisation fixée.

 

Interdiction de l’usage récréatif par les élèves des téléphones portables : 02/10/24

Le Gouvernement de la Communauté française a décidé d’interdire l’usage récréatif par les élèves des téléphones portables et autres appareils électroniques connectés dans les établissements scolaires maternels, primaires et secondaires de la Communauté française, tous réseaux confondus, dès la rentrée 2025-2026. L’objectif est d’améliorer la qualité de l’apprentissage ainsi que le climat scolaire. 
Cette mesure vise à interdire l’usage récréatif des smartphones et objets connectés par les élèves jusqu’à la 6e secondaire, dans les établissements de l’enseignement maternel, primaire et secondaire, ordinaire et spécialisé, organisé ou subventionné par la Communauté française. Le Gouvernement suit ainsi les recommandations de l’OMS et de l’Unesco qui invitent à bannir les téléphones dans les classes pour les adolescents de plus de 15 ans également. 
Cependant, cette interdiction de principe ne trouve pas à s’appliquer aux usages pédagogiques des smartphones, tout comme ils peuvent être utilisés à la sortie de l’école, par exemple, quand un parent contacte son enfant pour convenir d’un lieu de rendez-vous afin de rentrer à la maison. 
Dans le respect de la liberté des pouvoirs organisateurs et des écoles, les nouvelles dispositions laissent le soin aux établissements scolaires de déterminer les modalités de mise en œuvre de l’interdiction (à laquelle on ne peut déroger), ainsi que des sanctions en cas de non-respect. 
Les élèves qui présentent un handicap ou un trouble de santé qui nécessite l’utilisation d’un dispositif médical associant un équipement de communication seront bien entendu exemptés de cette interdiction.
 

Soutien aux (futurs) parents : 31/08/2024

Le Gouvernement de la Communauté française a adopté un projet d’arrêté visant à renforcer les services d’accompagnement à la parentalité. Au total, les moyens vont rapidement augmenter pour passer de 682.000 euros en 2023 à 1,16 million d’euros par an en 2025 afin de permettre de renforcer ces services, et notamment, de créer 3 nouveaux services d’accompagnement périnataux.
La reconnaissance, le soutien et le développement des services d’accompagnement à la parentalité sont fondamentaux. Ces associations et services apportent, en effet, un soutien direct aux familles, aux parents, aux femmes enceintes et aux enfants qui font face à des difficultés qui peuvent être de tout ordre : socio-économiques, juridiques, médicales ou psychologiques. Cette nouvelle réglementation permettra d’offrir un cadre de reconnaissance pérenne et de subventionnement structurel pour différents services d’accompagnement à la parentalité qui sont plus spécifiquement  : 

  • Les lieux de rencontre enfants et parents : espaces privilégiés qui accueillent des jeunes enfants et leurs parents. Cet accueil permet notamment de rompre l'isolement social vécu par certaines familles ;
  • Les espaces parents dans la séparation : structures spécifiquement dédiées aux situations de conflit parental ;
  • Les services d’accompagnement périnataux : chargés d’aider les femmes enceintes qui se trouvent en difficultés sociales, médicales ou psychologiques ;
  • Les services d’accompagnement des familles : chargés d’accompagner les familles vulnérables afin de favoriser le bien-être global de l’enfant et de sa famille.

 

Décret relatif à l'approche éducative de l'orientation : 16/05/2024

Le gouvernement met l’accent sur l'approche éducative de l'orientation.  Celle-ci vise à :

  • développer la capacité de l'élève à pouvoir agir sur son parcours, mais aussi prendre conscience des contraintes et des limites qui pèsent sur ce savoir agir ;
  • repérer et critiquer les facteurs, explicites et implicites, qui influencent les choix, y compris en ce qui concerne le choix d'orientation à poser en fin de tronc commun ;
  • transformer des connaissances et des observations en choix et en actions qui les concrétisent ;
  • développer divers scénarios de son avenir et être capable de s'y projeter ;
  • se sensibiliser au caractère ouvert de ses choix et aux perspectives offertes par l'apprentissage tout au long de la vie, notamment dans le contexte des évolutions professionnelles ;
  • découvrir différents milieux professionnels et leur diversité et être sensibilisé tant aux contributions sociétales qu'aux enjeux éthiques et perspectives d'insertion socioprofessionnelle liés à ces divers mondes socioprofessionnels ;
  • relier des savoir, savoir-faire ou compétences disciplinaires ou transversaux, travaillés en classe, avec des filières et des options qui s'ouvrent après le tronc commun et avec des sphères professionnelles et des métiers ;
  • découvrir différentes possibilités de formation ultérieures qui s'ouvrent en fin de parcours de tronc commun ;
  • rencontrer différents types d'acteurs pour pouvoir construire ses démarches d'orientation.