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Réformes dans l'enseignement et la formation professionnels
Belgium - French Community

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13.Réformes en cours et évolution politique

13.3Réformes dans l'enseignement et la formation professionnels

Last update: 23 March 2026
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2026

60% au lieu de 50%, les nouveaux seuils de réussite au CEB, CE1D et CESS : 18.03.2026

Le parlement de la Communauté française a définitivement approuvé un projet de décret qui relève de 50 à 60 % le seuil de réussite des épreuves certificatives externes que sont le CEB (organisé en fin de 6e primaire), le CE1D (en fin de 2e secondaire) et le CESS (à l’issue de la 6e secondaire).
Ce relèvement des exigences sera d’application pour les épreuves organisées à partir de juin 2027. Il sera accompagné de mesures d’accompagnement personnalisé pour les élèves identifiés comme en difficultés. Quelque 25 millions d’euros seront ainsi investis à cette fin d’ici 2029.
À partir de l’année scolaire 2026-2027, les exigences évolueront :

  • pour le CEB (en 6ème primaire) : au moins 50% dans chaque matière et 60% de moyenne globale ;
  • pour le CE1D (2ème secondaire) et le CESS (6ème secondaire) : 60% requis à chaque épreuve.

L’objectif n’est pas de sanctionner, mais de mieux préparer les élèves pour la suite de leur parcours, en s’assurant qu’ils maîtrisent réellement les compétences de base. 
Relever le niveau d’exigence va de pair avec un renforcement des moyens pour soutenir les élèves. Plusieurs mesures concrètes seront mises en place :

  • le test CLE (Calculer, Lire et Ecrire) dès la 4ème primaire pour détecter plus tôt les difficultés ;
  • un renforcement de l’accompagnement personnalisé des élèves (460 équivalents temps plein en plus) dans l’enseignement primaire et en début de secondaire ;
  • de l’accompagnement renforcé en 1e secondaire pour les élèves qui auraient échoué en tout ou en partie au CEB (en préservant les moyens consacrés au degré différencié, soit 24,5 millions d’euros).


Cette réforme s’inscrit dans les engagements de la Déclaration de Politique Communautaire, qui vise à renforcer la qualité et l’exigence des apprentissages à chaque étape clé de la scolarité, sans préjudice de l’autonomie des conseils de classe et des jurys d’école, dont le rôle et les décisions pédagogiques restent centrales.


Aide à la Jeunesse : Renforcer la prise en charge des mineurs en danger : 24.02.2026

La Communauté française engage un renforcement majeur de la prise en charge des mineurs en danger ou en difficulté. L’objectif est de leur permettre d’accéder rapidement à un accompagnement adapté, d’éviter les ruptures, et d’offrir des trajectoires plus stables aux familles.
Une mesure en particulier vise la protection des tout-petits. Une montée qualitative de l’existant est engagée afin de mieux encadrer l’accueil des enfants non scolarisés. Les SRPE (Services Résidentiels de la Petite Enfance) sont revalorisés : les normes d’encadrement et frais de fonctionnement sont revus à la hausse, l’alignement avec la logique des SASPE (Services d'Accueil Spécialisés de la Petite Enfance de l’ONE) est ainsi assuré.


Revalorisation salariale des enseignants formés en 4 ans pour renforcer l’attractivité du métier : 30.01.2026

Dans la suite du conclave budgétaire, le Gouvernement de la Communauté française a adopté en première lecture une revalorisation salariale de 5% pour les enseignants formés en 4 ans dès 2027. Cette mesure vise à renforcer l’attractivité du métier d’enseignant, à mieux reconnaître l’exigence accrue de la formation et les responsabilités qui y sont liées et à mieux ancrer les jeunes enseignants dans le métier. 
La formation initiale des enseignants étant passée de trois à quatre années d’études, cet allongement du cursus représente un renforcement significatif des compétences pédagogiques et disciplinaires, ainsi qu’une préparation plus exigeante à la réalité du métier. Avec en toile de fond, l’objectif d’améliorer durablement la qualité de notre enseignement. 
Le Gouvernement a décidé d’introduire un nouveau barème (401), revalorisé de 5% par rapport au barème actuel (301). Cette augmentation représente un gain concret dès le début de la carrière. 
Le nouveau barème s’appliquera aux titulaires d’un master en enseignement entrant dans la profession à partir de la rentrée 2027. 
Concrètement, pour un enseignant en début de carrière, cette revalorisation représente environ 150 euros bruts supplémentaires par mois, soit près de 1.800 euros bruts par an.


Principe de neutralité dans les écoles : Un cadre harmonisé et une neutralité d’apparence renforcée : 09.01.2026

Le Gouvernement de la Communauté française a approuvé, en deuxième lecture, l’avant-projet de décret visant à clarifier, renforcer et harmoniser l’application du principe de neutralité dans les établissements scolaires.
Le décret unifie la définition du principe de neutralité dans le Code de l’enseignement, en fusionnant les dispositions jusqu’ici distinctes selon que l’enseignement était organisé ou officiellement subventionné. Ce texte est également valable pour l’enseignement pour adultes et pour l’enseignement secondaire artistique à horaire réduit. 
Le texte instaure également la neutralité d’apparence pour les membres du personnel des écoles concernées, via l’interdiction du port de signes convictionnels visibles, sans distinction de conviction ou d’origine. Cette mesure concerne l’ensemble des fonctions scolaires et activités liées à l’établissement : enseignants, directions, éducateurs, personnels administratifs, paramédicaux, ouvriers, cuisiniers, stagiaires et toutes autres catégories professionnelles actives dans ces écoles. L’interdiction s’étend également aux CPMS, internats et centres de plein air qui en dépendent.

2025

Encourager les vocations et les secondes carrières dans l’enseignement : 19.12.2025

Le Gouvernement de la Communauté française soutient, via une subvention, l’action de l’ASBL Teach for Belgium, dans le cadre de la lutte contre la pénurie d’enseignants. Depuis plus de dix ans, cette organisation accompagne des femmes et des hommes issus de divers horizons professionnels qui font le choix de mettre leur expérience au service de l’enseignement.
Face aux défis croissants auxquels sont confrontées les écoles, il est essentiel d’encourager les initiatives qui donnent envie d’enseigner, accompagnent les parcours professionnels, notamment en début de carrière et contribuent à renforcer durablement les équipes éducatives. 
Teach for Belgium s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Les enseignants bénéficient de formations ciblées et d’un accompagnement individualisé, favorisant leur insertion dans le métier et leur maintien à long terme, ce qui est important, dès lors qu’un enseignant sur trois quitte le métier dans les 5 ans après l’obtention de son diplôme. Ces formations en gestion du climat en classe et en techniques pédagogiques sont basées sur des cas pratiques (jeux de rôle, mises en situation, feedback entre pairs). 
Depuis 2013, Teach for Belgium a travaillé en faveur de plus de 155 000 élèves ; 418 personnes ont commencé à enseigner et 850 professionnels de l’éducation ont bénéficié d’autres formations.

La rémunération des maîtres de stage désormais sécurisée : 19.12.2025

Le Gouvernement de la Communauté française a adopté en première lecture un projet d’arrêté visant à doter la formation initiale des enseignants d’une base légale propre pour la rémunération des maîtres de stage encadrant les étudiants dans cette nouvelle formation instaurée par le décret du 7 février 2019.
Passée désormais à 4 ans, la formation des enseignants intègre un stage de longue durée pour permettre au jeune enseignant de mieux appréhender le métier “en situation”. Ce stage vise à mieux les ancrer dans la profession, en étant encadré par des maîtres de stage professionnels.
Le projet d’arrêté adopté vise à garantir la continuité du dispositif, en fixant clairement le montant, les modalités et les conditions d’octroi de la rémunération des maîtres de stage pour l’ensemble des nouvelles formations.
Le nouveau dispositif entrera en vigueur la prochaine rentrée scolaire soit, le 24 août 2026.
Ce texte s’inscrit pleinement dans les objectifs du Gouvernement de la Communauté française, qui vise à mieux accompagner les stagiaires grâce à des maîtres de stage formés et à des référents dans chaque établissement. En sécurisant la base légale de leur rémunération, le Gouvernement souhaite renforcer la qualité de la formation initiale des enseignants et, à terme, lutter contre la pénurie.


Revalorisation salariale des directions, pour renforcer l’attractivité du métier et reconnaître les responsabilités : 19.12.2025

Le Gouvernement de la Communauté française a adopté en première lecture la revalorisation salariale des fonctions de direction, afin de renforcer l’attractivité de ces métiers essentiels et de mieux reconnaître les responsabilités de chacun.
Le Gouvernement a décidé de revaloriser les barèmes des directions d’école afin de garantir, à ancienneté égale, une tension barémique minimale de 25% entre un directeur et un enseignant. 
Cette revalorisation vise à mieux reconnaître :

  • l’accroissement constant des responsabilités assumées par les directions ;
  • la complexité croissante de leurs missions, tant sur le plan pédagogique qu’administratif et humain ;
  • la pénurie dans ces fonctions clés, en particulier dans l’enseignement fondamental.

La réforme permet également une simplification administrative importante, en harmonisant les barèmes des directions de l’enseignement fondamental, tout en maintenant les situations plus favorables existantes dans le secondaire et les CPMS. Concrètement, une majorité des directions bénéficieront de cette revalorisation, à l’exception de celles dont la rémunération dépasse déjà largement la tension de 25%.


Financement du dispositif de simulation d’entreprises dans le qualifiant : un soutien concret pour le développement des compétences : 12.12.2025

Le Gouvernement de la Communauté française a adopté les arrêtés garantissant le financement des entreprises virtuelles pour l’année scolaire 2025-2026, confirmant ainsi son soutien à un dispositif pédagogique reconnu de l’enseignement secondaire qualifiant. 
Implantées depuis plus de vingt ans dans les écoles, cela permet aux élèves de se former concrètement aux réalités du monde professionnel en simulant la gestion d'une entreprise virtuelle au sein de leur établissement. Achats, ventes, comptabilité, ressources humaines, communication ou encore fiscalité : les élèves y développent des compétences clés dans un environnement simulé mais réaliste, étroitement connecté à un réseau national et international. 
Pour l’année scolaire 2025-2026, 52 établissements organiseront ce dispositif. Afin de soutenir ces projets, une subvention de 2.000 euros est octroyée aux établissements concernés, pour un montant total de 110.000 euros. 
Au total, 150.000 euros sont mobilisés pour assurer la continuité du dispositif, sans création de dépense nouvelle. Le financement repose sur un redéploiement de crédits existants, dans le respect de l’enveloppe budgétaire du programme dédié à la revalorisation de l’enseignement technique et professionnel. 
Cette décision permet de garantir la stabilité d’un outil pédagogique apprécié des écoles et des élèves.


Poursuite de la rénovation des sanitaires dans les écoles : 12.12.2025

Afin d’intensifier l’effort de rénovation et d’accompagnement pédagogique dans les écoles, le Gouvernement de la Communauté française a approuvé ce 12 décembre l’octroi d’une subvention de 278.000 euros à la Fondation Roi Baudouin, dans le cadre du Fonds BYX, pour la campagne “Ne tournons pas autour du pot !” 
Depuis 2017, plus de 400 établissements ont déjà été accompagnés pour repenser, rénover ou mieux gérer leurs sanitaires. Le Fonds BYX offre non seulement un soutien financier, mais aussi un accompagnement avec :

  • Outils pédagogiques, affiches et ressources, notamment sur l’hygiène des mains ou dentaire ;
  • Ateliers d’échanges ;
  • Conseils personnalisés aux équipes éducatives ;
  • Implication des élèves dans l’aménagement et la gestion des lieux pour apprendre le respect de ces derniers.

Cette nouvelle subvention permettra de financer des projets de rénovation jusqu’à 5000 euros par école, pour environ 50 à 55 écoles et d’accompagner également les établissements bénéficiant d’une subvention en infrastructures scolaires, afin d’intégrer directement les bonnes pratiques dans les projets de construction ou de rénovation de sanitaires.

Un avant-projet de décret renforçant la prévention du harcèlement scolaire et l’amélioration du climat scolaire : 05.12.2025

Le Gouvernement de la Communauté française a approuvé, en première lecture, l’avant-projet de décret visant à renforcer le cadre légal consacré au bien-être des élèves, à l’amélioration du climat scolaire et à la prévention du harcèlement et du cyberharcèlement à l’école.
Ce texte ajuste le décret du 27 avril 2023, à la lumière des difficultés observées lors des premières vagues de mise en œuvre du programme-cadre. Cet ajustement vise à rendre le dispositif plus cohérent et plus efficace pour l’organisation des écoles et des équipes éducatives. 
Plusieurs clarifications sont apportées afin d’assurer une organisation plus fluide et une meilleure lisibilité du dispositif :

  • Une première phase du programme-cadre pouvant couvrir une année scolaire complète ;
  • Un alignement des appels à candidatures des écoles et des opérateurs ;
  • Une définition clarifiée de l’accompagnement attendu des opérateurs ;
  • Une prolongation automatique de leur agrément lorsque nécessaire, afin d’assurer la continuité de l’accompagnement.


Lancement du projet pilote “École–Entreprise” : un nouveau modèle de partenariat durable entre l’enseignement qualifiant, les opérateurs de l’emploi et de la formation et les entreprises : 05.12.2025

Cette initiative est destinée à renforcer les liens entre les écoles de l’enseignement qualifiant et les entreprises locales. Ce projet a pour objectif de rapprocher les parcours scolaires des réalités économiques, faciliter l’insertion professionnelle des jeunes et soutenir le développement professionnel des enseignants.
Chaque école candidate développera un projet articulé autour de trois axes complémentaires :

  1. Une stratégie à l’échelle de l’établissement visant à créer des partenariats avec les entreprises locales, pour ancrer davantage l’école dans son environnement socio-économique et développer une collaboration pérenne avec les acteurs économiques de sa région ;
  2. Un parcours personnalisé pour les élèves, en particulier ceux de 6e et/ou 7e années. Grâce à des immersions, ateliers, visites d’entreprise, témoignages professionnels ou stages, les élèves bénéficieront d’un accompagnement renforcé pour découvrir les métiers, comprendre les attentes du marché du travail et préparer leur entrée dans la vie active de la meilleure manière ;
  3. Les établissements proposeront à leurs équipes éducatives des immersions au sein d’entreprises afin d’actualiser leurs connaissances techniques, identifier les compétences attendues (avec l’évolution du marché du travail et des demandes des employeurs) pour renforcer leurs pratiques pédagogiques.

Les écoles retenues bénéficieront de 8 “périodes-professeur” complémentaires pour assurer la fonction de pilote, ainsi que d’un accompagnement spécifique des partenaires institutionnels et économiques.


Un décret qui modernise le congé pour cas de force majeure et lutte contre la pénurie d’enseignants : 19.11.2025

Le Parlement de la Communauté française a adopté un projet de décret portant diverses dispositions relatives à l’enseignement, visant à moderniser les règles applicables aux carrières des personnels, à simplifier plusieurs procédures administratives et à renforcer la capacité des écoles à faire face à la pénurie d’enseignants.
Ce projet s’inscrit dans une démarche globale de simplification et d’adaptation du cadre réglementaire aux réalités actuelles, tout en apportant des réponses concrètes aux besoins des écoles :

  • Un congé pour cas de force majeure élargi ;
  • Une nouvelle souplesse pour répondre à la pénurie d’enseignants ;
  • Des procédures plus souples pour d’autres fonctions essentielles ;
  • Une modernisation des procédures de contrôle médical.


Réforme de la formation infirmière : Fin du brevet infirmier et création du nouveau profil d’assistant en soins infirmiers : 16.10.2025

Le Gouvernement de la Communauté française engage une réforme de la formation en soins infirmiers, pour répondre aux évolutions des règles européennes, aux transformations du métier décidées par le fédéral et à la pénurie de soignants sur le terrain. Cette réforme vise à garantir la qualité des soins, la reconnaissance internationale des diplômes des étudiants et une meilleure lisibilité des parcours pour les étudiants, les employeurs et les patients.
Elle s’accompagne de la création d’un nouveau profil : l’assistant en soins infirmiers.
La réforme propose deux formations distinctes et complémentaires, en cohérence avec la différenciation de fonction introduite au niveau fédéral en 2023 et avec le Cadre européen des certifications (CEC) :

  • Assistant en soins infirmiers (formation en 3 ans, niveau 5 CEC) : une formation professionnalisante au sein de l’enseignement pour adultes ;
  • Infirmier responsable de soins généraux (niveau 6 CEC) : le bachelier en soins infirmiers, dispensé dans l’enseignement supérieur.


Au terme de la formation d’assistant en soins infirmiers de base, la candidate ou le candidat pourra s’inscrire pour 120 crédits supplémentaires dans l’enseignement supérieur et obtenir le titre de bachelier.

Le degré inférieur de l’enseignement secondaire, une étape clé pour asseoir les compétences de base et travailler l’orientation : 07.10.2025

Dans sa Déclaration de Politique Communautaire 2024-2029, le Gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre le tronc commun dans l’enseignement secondaire tout en en renforçant la dimension orientante.
Dans cet objectif, une note d’orientation a été approuvée en Gouvernement, afin de définir les grandes lignes de cette évolution du degré secondaire inférieur (S1-S2-S3) :

  1. Clarifier l’articulation entre la fin de l’enseignement fondamental et l’entrée dans le secondaire : renforcer la coopération entre les enseignants du fondamental et du secondaire, soutenir les élèves entrant en S1 avec des difficultés susceptibles de compromettre la réussite de leur première secondaire, et harmoniser les pratiques d’évaluation ;
  2. Établir les principes d’organisation des trois années du degré inférieur de l’enseignement secondaire en matière de compétences de base et d’orientation : modifier les grilles-horaires des élèves en mettant l’accent sur le numérique et les compétences de base, mettre en œuvre les dispositifs ‘Accompagnement Personnalisé’ et ‘Accompagnement Renforcé’, mettre l’accent sur l’orientation dès la 2° secondaire avec des activités orientantes (8 demi-jours par an (32 périodes) dédiés à des stages courts, conférences, visites d’entreprises, ateliers animés par des professionnels ou projets collectifs en classe), et 8 périodes hebdomadaires d’activités orientantes ainsi qu’ un stage de trois jours dans un domaine choisi en 3° secondaire ;
  3. Préciser les modalités d’adaptation des carrières liées à la réforme : le Pacte pour un Enseignement d’Excellence, tel que négocié avec les acteurs de l’enseignement il y a dix ans, prévoyait une perte de 1.400 ETP. Les activités orientantes permettront de réduire fortement l’impact pour les enseignants du qualifiant ; et un travail sera effectué sur la réaffectation des enseignants en perte de charge.


Santé mentale des élèves : Un partenariat renforcé entre l’Education et la Santé publique : 16.09.2025

La santé mentale des jeunes est devenue un enjeu majeur. Anxiété, décrochage scolaire, dépression et, dans les cas les plus graves, conduites suicidaires : les signaux d’alerte se multiplient. Dans un contexte social et international parfois anxiogène, de nombreux jeunes expriment une perte de sens et rencontrent des difficultés croissantes à envisager sereinement leur avenir. Les Centres PMS (Psycho-Médico-Sociaux), en première ligne dans l’accompagnement des élèves, observent une hausse continue des demandes de soutien psychologique et atteignent aujourd’hui leurs limites.
Face à ce constat, la Ministre de l’Éducation et de l’Enseignement pour Adultes et le Ministre fédéral de la Santé publique unissent leurs efforts pour garantir un accompagnement rapide, accessible et de qualité. La collaboration sera renforcée entre les CPMS et les psychologues de première ligne (PPL).  Ses objectifs sont :

  • Un accès gratuit à des séances psychologiques pour les jeunes jusqu’à 23 ans ;
  • Un soutien renforcé aux élèves, parents et enseignants, individuellement ou en groupe ;
  • Une approche coordonnée, respectueuse des missions de chaque acteur, centrée sur l’élève.

Clarifier les rôles et renforcer la complémentarité

  • Les CPMS restent les interlocuteurs privilégiés dans l’école, avec un rôle central de détection, d’écoute et d’orientation ;
  • Les psychologues de première ligne apportent un soutien psychologique clinique de courte durée.


Cette articulation vise à éviter tout chevauchement de missions : les CPMS n’assurent pas de thérapie et les psychologues de première ligne n’interviennent pas dans le cadre scolaire sans passer par eux. L’école garde ainsi sa vocation éducative, sans glissement vers la thérapie systématique.

Comité de monitoring : 28/02/2025

Le Gouvernement de la Communauté française a approuvé en deuxième lecture le projet d’arrêté mettant en place un Comité de monitoring qui va s’assurer de la bonne mise en œuvre et de la soutenabilité des nouveaux référentiels pédagogiques au sein des écoles.


Le tronc commun poursuit son déploiement avec l’entrée en vigueur de nouveaux référentiels d'apprentissage. Ceux-ci sont progressivement mis en application pour remplacer les anciens "socles de compétences". Ces référentiels ont été conçus dans l’objectif d’offrir à tous les élèves un bagage commun de savoirs, de savoir-faire et de compétences, de quoi contribuer à renforcer la maîtrise des apprentissages et à lutter contre l’échec et le redoublement, ainsi qu’à favoriser l'orientation des élèves.

Afin de s’assurer que ces nouveaux référentiels soient correctement déployés dans les écoles, un Comité de monitoring des référentiels du tronc commun a été créé. Son objectif est simple : évaluer la mise en œuvre des référentiels pédagogiques et mesurer leur efficacité et leur soutenabilité, en s’appuyant sur des données récoltées via des observations de terrain et des enquêtes auprès des enseignants. Ce comité formulera également des recommandations pour améliorer l’accompagnement, adapter les référentiels ou affiner les outils pédagogiques.

Tous les deux ans, un rapport sera rendu afin de présenter les résultats du suivi, avec une analyse de l’état d’avancement de la mise en œuvre de ces référentiels. Il inclura des mesures concrètes pour améliorer le déploiement de ceux-ci, comme l’adaptation des formations ou des outils pédagogiques, ainsi que des suggestions pour réviser, si nécessaire, les référentiels.

Une communication spécifique sera adressée aux équipes éducatives pour assurer une mise en œuvre fluide et éviter toute surcharge administrative.
 

2024

Formation professionnelle continue des membres des équipes éducatives des écoles et des centres PMS : 08/11/2024

Le Gouvernement de la Communauté française a adopté un projet d'arrêté visant à modifier les orientations et thèmes prioritaires de la formation professionnelle continue des membres des équipes éducatives des écoles et des centres PMS de la Communauté française pour la période 2024-2030.  
Des nouvelles formations seront désormais dispensées aux enseignants comme au personnel des CPMS, pour leur permettre d’être correctement outillés pour mieux appréhender les nouveaux enjeux de la société d’aujourd'hui et de demain :
- faire face à la montée des extrémismes, afin de permettre aux enseignants de mieux comprendre ce phénomène qui gagne en ampleur dans nos écoles, 
- mieux prendre en compte et appréhender la transition numérique et les enjeux de l’intelligence artificielle (IA), notamment ses implications par rapport à l’enseignement et à l’apprentissage des élèves, ou encore le développement de l’esprit critique des élèves, 
- mieux évaluer et être ainsi au service des apprentissages des élèves, 
- être en phase avec les adaptations nécessaires à un enseignement en lien avec l’immersion linguistique.


Le Gouvernement de la Communauté française a présenté son budget 2025 conjointement avec celui de la Région wallonne : 16/10/2024

- Valorisation du métier d’enseignant et lutte contre la pénurie

Afin de lutter contre la pénurie d’enseignants, l’expérience antérieure des enseignants, venant d’autres secteurs professionnels sera valorisée jusqu’à 7 années s’ils viennent occuper une fonction en pénurie. Le dispositif des pools d’enseignants remplaçants sera quant à lui étendu à deux zones supplémentaires passant de 48 à 70 ETP. 

Un dispositif progressif de rééquilibrage entre les différents réseaux d’enseignement permettra, d’une part, d’améliorer le financement des écoles subventionnées officielles et libres et, d’autre part, de concrétiser en dix ans le principe « un élève = un élève ».

Enfin, un investissement important dans la digitalisation de l’enseignement sera réalisé, notamment pour améliorer la scolarité des enfants malades via les outils numériques, tout comme celle de l’administration par le développement d’une plateforme digitale de la gestion de la paie des salaires du personnel enseignant.



- Des moyens supplémentaires pour les jeunes et pour la transition.

Des moyens supplémentaires ont également pu être dégagés pour des politiques nouvelles essentielles. 

L’Aide à la Jeunesse fait face à un besoin criant de moyens pour travailler à des problématiques qui ont, pour une grande partie, été identifiées lors de la précédente législature. De nouveaux moyens ont dès lors été prévus, malgré un contexte financièrement complexe, pour de nouvelles politiques qui seront initiées et développées dans la continuité de la politique menée en la matière. L’objectif prioritaire sera d’ouvrir des places en résidentiel et en ambulatoire en adéquation avec les besoins des jeunes et de leurs familles. 

L’accueil de la petite enfance est un enjeu crucial de cette législature. Promouvoir un accueil de qualité pour les enfants et permettre à chaque parent qui le souhaite de trouver une place en crèche sont des objectifs qui se complètent. 

Le contrat de gestion de l’ONE, qui est d’application jusque fin 2025, trace les lignes de conduite des politiques menées en faveur de l’Enfance. L’ensemble de ces politiques est financé en 2025.


- Une croissance contenue du déficit 

Cette reprise en main des finances publiques permettra sur cette législature de stopper la croissance du déficit et ce, malgré l’impact de la hausse de la cotisation de responsabilisation pension (+267 millions d’euros annuels d’ici 2029), du financement du Plan d’investissement exceptionnel (en moyenne 200 millions d’euros annuels de 2025 à 2029), d’une hausse des charges d’intérêt (+329 millions d’euros annuels d’ici 2029) et de la détérioration de la clé élèves (168 millions d’euros de recettes annuelles en moins d’ici 2029). 

Selon les prévisions actuelles, le déficit devrait donc s’élever à 1.287 millions d’euros en 2025 contre 1.225 millions d’euros en 2024. 

Si une légère hausse du déficit est encore à prévoir en 2026, l’effet des politiques mises en œuvre devrait en revanche permettre de réduire progressivement celui-ci à partir de 2027, conformément à la trajectoire de stabilisation fixée.

 

Interdiction de l’usage récréatif par les élèves des téléphones portables : 02/10/24

Le Gouvernement de la Communauté française a décidé d’interdire l’usage récréatif par les élèves des téléphones portables et autres appareils électroniques connectés dans les établissements scolaires maternels, primaires et secondaires de la Communauté française, tous réseaux confondus, dès la rentrée 2025-2026. L’objectif est d’améliorer la qualité de l’apprentissage ainsi que le climat scolaire. 
Cette mesure vise à interdire l’usage récréatif des smartphones et objets connectés par les élèves jusqu’à la 6e secondaire, dans les établissements de l’enseignement maternel, primaire et secondaire, ordinaire et spécialisé, organisé ou subventionné par la Communauté française. Le Gouvernement suit ainsi les recommandations de l’OMS et de l’Unesco qui invitent à bannir les téléphones dans les classes pour les adolescents de plus de 15 ans également. 
Cependant, cette interdiction de principe ne trouve pas à s’appliquer aux usages pédagogiques des smartphones, tout comme ils peuvent être utilisés à la sortie de l’école, par exemple, quand un parent contacte son enfant pour convenir d’un lieu de rendez-vous afin de rentrer à la maison. 
Dans le respect de la liberté des pouvoirs organisateurs et des écoles, les nouvelles dispositions laissent le soin aux établissements scolaires de déterminer les modalités de mise en œuvre de l’interdiction (à laquelle on ne peut déroger), ainsi que des sanctions en cas de non-respect. 
Les élèves qui présentent un handicap ou un trouble de santé qui nécessite l’utilisation d’un dispositif médical associant un équipement de communication seront bien entendu exemptés de cette interdiction.
 

Décret relatif à l'approche éducative de l'orientation : 16/05/2024

Le gouvernement met l’accent sur l'approche éducative de l'orientation.  Celle-ci vise à :

  • développer la capacité de l'élève à pouvoir agir sur son parcours, mais aussi prendre conscience des contraintes et des limites qui pèsent sur ce savoir agir ;
  • repérer et critiquer les facteurs, explicites et implicites, qui influencent les choix, y compris en ce qui concerne le choix d'orientation à poser en fin de tronc commun ;
  • transformer des connaissances et des observations en choix et en actions qui les concrétisent ;
  • développer divers scénarios de son avenir et être capable de s'y projeter ;
  • se sensibiliser au caractère ouvert de ses choix et aux perspectives offertes par l'apprentissage tout au long de la vie, notamment dans le contexte des évolutions professionnelles ;
  • découvrir différents milieux professionnels et leur diversité et être sensibilisé tant aux contributions sociétales qu'aux enjeux éthiques et perspectives d'insertion socioprofessionnelle liés à ces divers mondes socioprofessionnels ;
  • relier des savoir, savoir-faire ou compétences disciplinaires ou transversaux, travaillés en classe, avec des filières et des options qui s'ouvrent après le tronc commun et avec des sphères professionnelles et des métiers ;
  • découvrir différentes possibilités de formation ultérieures qui s'ouvrent en fin de parcours de tronc commun ;
  • rencontrer différents types d'acteurs pour pouvoir construire ses démarches d'orientation.