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2026
La formation au métier de kinésithérapeute passera de quatre à cinq ans d’études dès septembre prochain : 02/03/2026
Le gouvernement de la Communauté française vient de valider en deuxième lecture l’avant-projet de décret visant à l’allongement des études de kinésithérapeute.
L’obtention d’un titre de kinésithérapeute et réadaptation se fera désormais au terme d’un master 120, soit 5 ans d’études (3 années de bachelier et 2 années de master).
A l’heure actuelle, cette formation est organisée en quatre années (3 années de bachelier et 1 année de master). Près de deux tiers des apprenants le font au sein d’une Haute école, le reste auprès d’une université.
Cette réforme s’appuie sur des besoins identifiés par le secteur et répond aussi au prescrit européen sur la reconnaissance des qualifications professionnelles.
Instauration d’un minerval progressif et transparent en juillet 2026 : 11.02.2026
Dans le cadre de son conclave budgétaire, le Gouvernement de la Communauté française a décidé de mettre fin au mécanisme de gel du minerval et de mettre en place un nouveau minerval progressif dès l’année académique 2026-2027. Ce nouveau minerval est basé sur un rattrapage de l’indexation gelée depuis 2011 du montant actuellement applicable en université et du plafond actuellement applicable en hautes écoles et écoles supérieures des arts. Par l’instauration d’un minerval progressif, la Communauté française veille à protéger les catégories socio-économiques plus faibles de l’impact de cette décision de rattrapage. L’instauration de ce minerval progressif est également l’occasion de concrétiser les engagements en matière de simplification administrative :
- Fin du mécanisme des frais appréciés aux coûts réels afférents aux biens et services en hautes écoles et en écoles supérieures des arts ;
- Clarifications sur les autorités compétentes pour l’octroi du statut d’étudiant de condition modeste ;
- Renforcement de la Direction des allocations d’études afin d’améliorer les délais de traitement des demandes introduites par les étudiantes et étudiants et afin de garantir une communication automatique des données vers les établissements d’enseignement supérieur.
Le parcours législatif entourant cette réforme est toujours en cours, mais la circulaire vise à déjà donner tous les développements relatifs à ce minerval progressif, aux différentes conditions pour bénéficier d’une condition particulière et aux modalités d’application.
200 millions d’euro pour la rénovation des bâtiments des Hautes Ecoles et de l’enseignement pour adultes : 23.01.2026
Le Gouvernement de la Communauté française a approuvé le classement des dossiers introduits par les pouvoirs organisateurs de l’enseignement supérieur hors université et enseignement pour adulte dans le cadre du 2ème appel au plan d’investissement exceptionnel des bâtiments scolaire.
De l’appel lancé en janvier 2024 sont ressortis 47 dossiers recevables qui ont été analysés pour un montant total de subventions de près de 400 millions €. A l’issue de l’analyse et de l’évaluation menée par l’administration ces derniers mois, 21 dossiers ont été sélectionnés représentant un montant de 200.000.000 €.
2025
Lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur. Une priorité, un décret, des moyens : 07.11.2025
Le gouvernement de la Communauté française a adopté en première lecture l’avant-projet de décret visant à garantir la prévention et la protection des étudiantes et des étudiants contre toutes les formes de harcèlement, de violences sexistes et sexuelles et de discriminations dans les établissements d’enseignement supérieur.
Ce décret met en place un dispositif qui vise à protéger les étudiantes et étudiants et leur garantir, autant que faire se peut, un climat d’apprentissage serein au sein des établissements de la Communauté française.
Il s’articule autour de cinq axes prioritaires établis par les acteurs de terrain lors des groupes de travail :
- Engagement : Assurer un engagement ferme, professionnel et proactif des autorités académiques à travers la mise en place dès l’année prochaine dans chaque établissement d’un plan stratégique en faveur de la lutte contre le harcèlement, le harcèlement sexuel, les violences sexistes et sexuelles et les discriminations, sous toutes leurs formes conformément aux recommandations émises dans l’étude Behaves ;
- Prévention, sensibilisation et formation : organiser des mesures proactives pour sensibiliser et former la communauté académique ;
- Accompagnement : garantir un soutien psychologique, juridique et administratif aux étudiantes et étudiants ;
- Procédure de signalements : prévoir des mécanismes de signalements et de dépôt de plaintes accessibles, des mesures contre les représailles, ainsi que des procédures disciplinaires internes claires et efficaces ;
- Communication : offrir une information claire et adaptée sur les services d’aide et d’accompagnement.
Dans son projet de décret, le gouvernement organise également le développement deux dispositifs d’accueil pour les victimes :
- Le point de contact harcèlement installé dans chaque établissement, qui existait déjà mais sans financement. Aujourd’hui ces points de contacts sont pérénisés et financés ;
- Une cellule d’écoute et d’accompagnement logée hors de l’établissement au sein des pôles académiques.
Par ailleurs, les différents acteurs seront mis en réseau afin de partager les expériences, les pratiques et d’offrir des espaces de paroles.
Afin d’assurer une implémentation rapide et structurelle de ce décret et de cette priorité politique, un budget de 2 millions d’euros a été prévu chaque année lors du récent conclave 26-29.
Santé mentale des élèves : Un partenariat renforcé entre l’Education et la Santé publique : 16.09.2025
La santé mentale des jeunes est devenue un enjeu majeur. Anxiété, décrochage scolaire, dépression et, dans les cas les plus graves, conduites suicidaires : les signaux d’alerte se multiplient. Dans un contexte social et international parfois anxiogène, de nombreux jeunes expriment une perte de sens et rencontrent des difficultés croissantes à envisager sereinement leur avenir. Les Centres PMS (Psycho-Médico-Sociaux), en première ligne dans l’accompagnement des élèves, observent une hausse continue des demandes de soutien psychologique et atteignent aujourd’hui leurs limites.
Face à ce constat, la Ministre de l’Éducation et de l’Enseignement pour Adultes et le Ministre fédéral de la Santé publique unissent leurs efforts pour garantir un accompagnement rapide, accessible et de qualité. La collaboration sera renforcée entre les CPMS et les psychologues de première ligne (PPL). Ses objectifs sont :
- Un accès gratuit à des séances psychologiques pour les jeunes jusqu’à 23 ans ;
- Un soutien renforcé aux élèves, parents et enseignants, individuellement ou en groupe ;
- Une approche coordonnée, respectueuse des missions de chaque acteur, centrée sur l’élève.
Clarifier les rôles et renforcer la complémentarité
- Les CPMS restent les interlocuteurs privilégiés dans l’école, avec un rôle central de détection, d’écoute et d’orientation ;
- Les psychologues de première ligne apportent un soutien psychologique clinique de courte durée.
Cette articulation vise à éviter tout chevauchement de missions : les CPMS n’assurent pas de thérapie et les psychologues de première ligne n’interviennent pas dans le cadre scolaire sans passer par eux. L’école garde ainsi sa vocation éducative, sans glissement vers la thérapie systématique.
2024
Actuellement, aucune réforme pour cette section.