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EACEA National Policies Platform:Eurydice
Enseignement et apprentissage au niveau primaire
France

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4.Enseignement primaire

4.2Enseignement et apprentissage au niveau primaire

Last update: 27 February 2026

Programme d’études, matières et nombre d’heures

Le programme d’enseignement dans l’enseignement élémentaire est fondé sur le socle commun de connaissances, de compétences et de culture, entré en vigueur en septembre 2005, révisé en 2015, une nouvelle version est en cours d’adoption en 2025. Le socle identifie les connaissances et compétences qui doivent être acquises à l'issue de la scolarité obligatoire. Il s'articule autour de cinq domaines donnant une vision d'ensemble des objectifs des programmes de l'école élémentaire et du collège qui déclinent et précisent ce nouveau socle. Sa maîtrise s'acquiert progressivement pendant les trois cycles de l'école élémentaire et du collège.

Si le socle commun couvre l’école élémentaire et le collège, les programmes visant l’enseignement élémentaire actuellement en vigueur sont décrits dans le programme du cycle des apprentissages fondamentaux et dans le programme du cycle de consolidation. Les deux cycles couvrent 3 années chacun :

  • Le cycle des apprentissages fondamentaux couvre le CP, le CE1 et le CE2 ;
  • Le cycle de consolidation couvre le CM1, le CM2 et la Sixième, première année de l’enseignement secondaire.

Elaboration des programmes

Gouvernance

Deux instances sont principalement mobilisées lors du travail sur les programmes. Les programmes pour l’enseignement scolaire en France sont établis par le Conseil Supérieur des Programmes (CSP) sur saisine du ministre. Le CSP constitue un groupe d’experts qui sera chargé de concevoir le projet de programme. Ce dernier le remet au CSP qui en débat et qui vote. Ensuite, le projet est transmis au Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) pour avis, et le projet est définitivement adopté en dernier lieu par le ministre.

 

Le CSP est composé de :

  • trois députés et de trois sénateurs ;
  • deux représentants du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) ;
  • dix personnalités qualifiées nommées par le ministre (universitaires, inspecteurs généraux, etc.).

Il émet son avis et formule des propositions sur :

  • la conception générale des enseignements dispensés aux élèves des écoles, des collèges et des lycées, et l’introduction du numérique dans les méthodes pédagogiques et la construction des savoirs
  • le contenu du socle commun de connaissances, de compétences et de culture, et des programmes scolaires, en veillant à leur cohérence et à leur articulation en cycles, ainsi que les modalités de validation de l’acquisition de ce socle
  • la nature et le contenu des épreuves des examens conduisant aux diplômes nationaux de l’enseignement du second degré et du baccalauréat, ainsi que les possibilités d’adaptation et d’aménagement de ces épreuves pour les élèves présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant
  • la nature et le contenu des épreuves des concours de recrutement d’enseignants des premier et second degrés, les possibilités d’adaptation et d’aménagement de ces épreuves pour les candidats présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant, ainsi que les objectifs et la conception générale de la formation initiale et continue des enseignants

Le CSE est une instance consultative placée sous la présidence du ministre et qui est appelée à émettre des avis sur :

  • les objectifs et le fonctionnement du service public de l’éducation ;
  • les règlements relatifs aux programmes, aux examens, à la délivrance des diplômes et à la scolarité ;
  • les questions intéressant les établissements d’enseignement privés et les personnels de ces établissements placés sous contrat ;
  • toutes les questions d’intérêt national concernant l’enseignement ou l’éducation, quel que soit le département ministériel concerné.

Le CSE comprend dans sa formation plénière 97 représentants des personnels, usagers et partenaires de l'État. Leur mandat est de quatre ans, à l’exception de celui des représentants des usagers et des lycéens qui siègent pour une durée de deux années.

Le Socle commun de connaissances et de compétences et de culture

Le socle commun de connaissances, de compétences et de culture définit les compétences, basées sur des connaissances relevant des différents domaines d'enseignement, qu'un élève doit maîtriser pendant la scolarité obligatoire. Dans l'enseignement élémentaire, une culture scolaire commune est ainsi construite au cours des cycles 2 et 3.

Le socle commun s'articule en cinq domaines de formation définissant les connaissances et les compétences qui doivent être acquises à l'issue de la scolarité obligatoire :

  1. les langages pour penser et communiquer ;
  2. les méthodes et outils pour apprendre ;
  3. la formation de la personne et du citoyen ;
  4. les systèmes naturels et les systèmes techniques ;
  5. les représentations du monde et l'activité humaine.

Horaires par discipline

Les horaires hebdomadaires de l'école élémentaire sont répartis sur 24h. L'année scolaire compte 864h d'enseignement obligatoire. Les horaires affectés aux différents domaines disciplinaires sont précisés dans l'arrêté du 9 novembre 2015.

Sous réserve que l'horaire global annuel de chaque domaine disciplinaire soit assuré, la durée hebdomadaire des enseignements par domaine peut être ajustée en fonction des projets pédagogiques menés. De plus, les temps de récréation, d'environ 15 minutes en école élémentaire, est à imputer de manière équilibrée dans la semaine sur l'ensemble des domaines d'enseignement.

Cycle des apprentissages fondamentaux

CP, CE1, CE2

Durée annuelle

des enseignements
Durée hebdomadaire

des enseignements
Français 360h 10h
Mathématiques 180h 5h
Langues vivantes (étrangères ou régionales) 54h 1h30
Éducation Physique et sportive 108h 3h
Enseignements artistiques 72h 2h

Questionner le monde

Enseignement moral et civique**

90h 2h30
TOTAL 864h 24h*

* 10 heures hebdomadaires sont consacrées à des activités quotidiennes d'oral, de lecture et d'écriture qui prennent appui sur l'ensemble des champs disciplinaires.

** EMC : 36 heures annuelles, soit 1 heure hebdomadaire dont 0 h 30 est consacrée à des situations pratiques favorisant l'expression orale.

Cycle de consolidation

CM1, CM2

Durée annuelle

des enseignements
Durée hebdomadaire

des enseignements
Français 288h 8h
Mathématiques 180h 5h
Langues vivantes (étrangères ou régionales) 54h 1h30
Éducation Physique et sportive 108h 3h
Sciences et technologie 72h 2h
Enseignements artistiques 72h 2h

Histoire et géographie

EMC**

90h 2h30
TOTAL 864h 24h*

* 12 heures hebdomadaires sont consacrées à des activités quotidiennes d'oral, de lecture et d'écriture qui prennent appui sur l'ensemble des champs disciplinaires.

** Enseignement moral et civique : 36 heures annuelles, soit 1 heure hebdomadaire dont 0 h 30 est consacrée à des situations pratiques favorisant l'expression orale.

Source : Recommended annual instruction time in full-time compulsory education in Europe

L’enseignement des langues

Dans l’enseignement élémentaire, une langue vivante est obligatoire, et ce à partir de la classe de CP. Des ressources sont mises à disposition des enseignants pour cadrer l’apprentissage des langues.

Des parcours spécifiques sont offerts dans le cadre d’enseignements internationaux de langues étrangères (Eile), facultatifs et ouverts à tous les élèves volontaires des écoles les proposant à partir de la classe de CE1, à raison de 1h30 chaque semaine, en plus des 24 heures hebdomadaires. L’enseignement est assuré par des enseignants mis à disposition par les pays partenaires et parlant parfaitement le français.

Méthodes d'enseignement et matériel pédagogique

La stratégie numérique pour l’éducation 2023-2027 vise à faire des élèves des citoyens éclairés et compétentes à l’ère du numérique. Elle est structurée selon quatre axes :

  1. un écosystème engagé au service d’une politique publique
  2. un enseignement du numérique qui développe la citoyenneté et les compétences numériques
  3. une communauté éducative soutenue par une offre numérique raisonnée, pérenne et inclusive
  4. de nouvelles règles pour un système d’information ministériel au service de ses utilisateurs

Le bilan intermédiaire de la mise en œuvre de la stratégie permet d’évaluer les mesures déployées ainsi que leur impact sur les méthodes d’enseignement, les ressources matérielles et les outils numériques pédagogiques. Les avancées significatives incluent :

  • La généralisation de l’enseignement et de l’évaluation des compétences numériques, notamment à travers la certification Pix (Pix, Pix 6e, Pix Junior, Pix+ Édu, Pix Parents), intégrée dans les parcours éducatifs pour tous les niveaux scolaires.
  • La mise en œuvre du plan « Filles et maths », visant à promouvoir l’attractivité et la mixité dans les filières numériques et scientifiques (STIAM). Ce plan s’inscrit en cohérence avec les initiatives soutenues par la Direction du numérique pour l’éducation (DNE), telles que TechPourToutes et l’opération « 1 scientifique, 1 classe : chiche ! », destinées à encourager les vocations scientifiques chez les jeunes filles.
  • Le renforcement des actions en matière de parentalité numérique, dans la continuité des travaux de la commission « écrans ». Ces mesures incluent :
    • La suspension des mises à jour des Environnements Numériques de Travail (ENT) et des logiciels de vie scolaire en soirée et durant les week-ends, afin de garantir le droit à la déconnexion pour les élèves et les enseignants.
    • L’expérimentation de la « pause numérique » au sein des établissements volontaires, visant à limiter l’exposition aux écrans et à favoriser un usage raisonné des outils numériques.
  • Des communs numériques souverains et consolidés ont créés grâce via le déploiement d’outils d’outils collaboratifs « Apps.education », de l’écosystème d’enseignement et de formation à distance (ÉléaMagistèreRéseau des concepteurs), de la plateforme d’apprentissage des STIAM Capytale, et enfin de la forge des communs numériques éducatifs.
  • Une offre inclusive avec le développement de l’accessibilité des ressources pédagogiques soutenues et impulsées par le ministère (Édu-up), la différenciation pédagogique des élèves à besoins particuliers grâce à l’IA (Partenariat d’innovation en intelligence artificielle…).

Dans la mesure où il s'agit de matériels utilisés par un seul et même élève et qui restent à terme sa propriété, les fournitures scolaires individuelles, qui comprennent en théorie les manuels scolaires, ne relèvent pas du principe de gratuité scolaire et restent à la charge des familles. Des collectivités publiques ont néanmoins décidé de prendre en charge le coût des manuels scolaires. Les principes de choix des manuels scolaires ou des matériels pédagogiques font l'objet d'une consultation du conseil d'école. Enfin, à l'école élémentaire, tout ou partie du petit matériel scolaire nécessaire à chacun des élèves, papeterie ou matériel d'écriture, peut être fourni à l'initiative de la municipalité, bien que cette situation soit loin d'être généralisée.

En dehors de ce qui peut être fourni sur le budget municipal, la liste du matériel scolaire dont chaque élève doit être muni est établie et remise aux familles. Dans toute la mesure du possible, les prescriptions de fournitures scolaires doivent rester limitées, afin de ne pas grever le budget familial et de ne pas créer d'inégalités entre les élèves. A cet égard, depuis 2007, une liste des fournitures scolaires essentielles est établie annuellement par le ministère de l'éducation nationale. Il est recommandé aux enseignants de s'y référer pour élaborer la liste des fournitures scolaires demandées aux élèves.